Etre une femme et travailler dans un univers technologique, est-ce difficile ?

Quatre femmes de Bernard Controls sur le site de Gonesse témoignent.

Etre une femme dans le monde de la technique et du process c’est être en minorité de genre, voire une exception. Exemple : dans le secteur de l’industrie défini par l’INSEE, les femmes ne représentent que 30% des effectifs. Ceci est principalement dû aux stéréotypes de genre qui circulent encore beaucoup sur les professions à caractère technique et scientifique. Les jeunes femmes se projettent moins facilement que les garçons dans les métiers de l’industrie. Selon un sondage de l’institut CSA, ceci vient principalement d’un manque d’information.

Bernard Controls souhaite donner la parole aux femmes de l’entreprise qui exercent tous types de métiers, commerciaux, techniques ou administratifs pour leur donner la visibilité nécessaire alors qu’elles sont en minorité dans ce secteur d’activité. 

Est-ce difficile de travailler dans le secteur industriel lorsqu’on est une femme ?

Avez-vous déjà eu des difficultés dûes au fait que vous étiez une femme ? Si oui, de quels types ? Comment les avez-vous surmontées ? 

Caroline Gilet, Ingénieure méthodiste depuis 3 ans chez Bernard Controls et diplômée des Arts et Métiers se confie. « Etre une femme ne devrait avoir, à mon sens, aucune conséquence sur le poste que j’occupe » dit-elle. « Il faut arriver doucement à casser l’image de ces filières, et de l’industrie en général, car on doit penser en termes de compétences » ajoute Amandine Dupont, Assistante de direction VP Europe chez Bernard Control depuis 1 ans. 

Caroline Gilet, Ingénieure (Arts et Métier) Méthodes, en poste depuis 3 ans chez Bernard Controls. 

Amandine Dupont, Assistante de direction executive VP Europe chez Bernard control depuis 1 an 

Cependant, la réalité est parfois autre. Stéphanie Boige, dans sa carrière de technico-commerciale depuis 15 ans, a rencontré des difficultés de reconnaissance et à vécu une « discrimination cachée » à l’embauche. Ses compétences ont été mises en doute.

Elle témoigne : « Nous [les femmes] devons obtenir la confiance du futur employeur dès les premiers entretiens d’embauche. Dans l’une de mes précédentes entreprises, le patron avait vérifié mes compétences techniques en me posant des questions très pointues. Il avait ensuite appelé certains de mes anciens clients pour avoir leur opinion. Enfin, il avait essayé de rétrograder mon statut de cadre à celui d’agent de maitrise. C’était une petite structure et c’était la première fois qu’il embauchait une femme… Aurait-il fait de même pour un homme ? Chez Bernard Controls, rien de tout cela, bien au contraire, tout s’est passé très naturellement, les femmes étant déjà bien représentées au service commercial », dit-elle.

A l’usine ou sur le terrain, la situation est quasi- similaire. « Etre une femme technico-commerciale dans le monde de l’industrie est définitivement un atout. Mais un atout qui se travaille, qui s’acquiert au fil du temps et qui possède ses limites » explique Stéphanie Boige.
Elle témoigne : « Une fois en poste, il faut batailler pour obtenir la confiance de ses clients. Alors oui, c’est vrai, obtenir des rendez-vous est bien plus facile lorsqu’on est une femme : dans ce monde masculin, les hommes sont ravis de d’entendre une voix féminine et souriante lors d’une prise de contact. Néanmoins, nous devons redoubler d’effort pour répondre rapidement aux questions techniques, être plus réactives et plus à l’écoute que nos collègues masculins. Pourquoi ? Simplement parce que si nous ne sommes pas à la hauteur des attentes du client, alors nous sommes vites cataloguées et … oubliées. Le client nous « force » à être rapidement compétentes et nous devons sans cesse nous améliorer. Ne pas savoir répondre à une question technique ne peut se produire qu’une seule fois ». Pour Stéphanie, être une femme dans un milieu industriel l’a rendue plus exigeante avec elle-même. 

Stéphanie Boige, Technico-commerciale chez Bernard control depuis 1 an témoigne 

Plusieurs femmes ont senti le besoin de rassurer autour d’elle et de prouver qu’elles étaient bien légitimes de travailler à leur poste. Caroline Gilet explique qu’au début il a fallu qu’elle fasse doublement ses preuves. « Je pense aujourd’hui avoir rassuré les dubitatifs sur le fait que j’étais bien à ma place » ajoute-t-elle.

Les femmes sentent qu’elles doivent davantage faire leur preuve au début. Mais avec l’expérience être une femme se révèle finalement être un atout ! Elle souligne que « le point de vue féminin est même souvent apprécié pour sa fraicheur et sa nouveauté dans une industrie qui cherche sans cesse à s’améliorer ».

Johanna Guillon, responsable Supply Chain, témoigne aussi dans ce sens : « Le fait d’être une femme a plutôt été un avantage, surtout dans les premières années : être l’outsider me permettait de surprendre et était une source constante de motivation, surtout quand on apprécie les challenges. »
Elle ajoute « Après 10 ans dans le conseil en Supply Chain, 5 ans dans l’industrie minière, j’ai rejoint Bernard Controls le 1er Octobre. Après 1 mois parmi vous, je peux affirmer sans hésitation qu’être une femme n’est pas un sujet particulier. Je suis très heureuse de travailler sur le site de Gonesse auprès de l’équipe de production : j’apprécie beaucoup cette ambiance terrain et l’accueil a été très chaleureux ». 

Johanna Guillon, ingénieure (Pont et Chaussées) – Responsable Supply Chain MU1 

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